La récupération d’eau de pluie consiste en un système de collecte et de stockage de l’eau pluviale dans la perspective d’une utilisation ultérieure.

La mise en place d’une installation spécifique, qui peut varier dans sa complexité, est nécessaire à la satisfaction de cet objectif.

Les motivations sont le plus souvent d’ordre économique ou écologique ; cependant dans certaines configurations, de telles installations sont indispensables pour suppléer à une alimentation en eau courante insuffisante, défaillante ou même inexistante.
Il est à noter en plus qu’il existe plusieurs solutions de co-financement mise en place par le gouvernement.

Le sujet étant vaste, nous tenterons d’être le plus exhaustif possible, nous détaillerons les installations pour les différentes utilisations.

 

Sommaire:

  • Un peu de théorie.
  • Les utilisations.
  • Le dimensionnement.
  • La récupération.
  • Le traitement.
  • La distribution.
  • La cuve.
  • L’entretien.
  • Les coûts.
  • Aspect réglementaire.
  • Les installations

Pour utiliser correctement l’eau de pluie, il faut savoir que ça demande du travail et de la rigueur. Du travail parce qu’il faut entretenir/nettoyer ses filtres, ses gouttières, sa citerne … Et la rigueur parce que bien souvent, je vois des filtres chez les gens complètement encrassés et leur réponse est bien souvent: « oh le mois prochain je le ferai… »

théorie:

L’eau de pluie ou eau juvénile: 

C’est une appellation de géologue, qui signifie que l’eau n’a pas encore atteint le stade de la maturité. En termes clairs, cela implique qu’elle reste pauvre en oligoéléments et en sels minéraux. L’eau juvénile coule dans les entrailles de la terre. Si l’on ne buvait que de l’eau juvénile, les oligo-éléments et les sels minéraux naturellement présents dans notre organisme seraient rapidement balayés, parce que l’eau juvénile se les approprierait, elle les entraînerait avec elle, de sorte qu’ils finiraient par être éliminés avec les urines et les selles. Ongles, os, dents et cheveux s’effriteraient et casseraient. Notre corps perdrait toute solidité et, finalement, s’écroulerait.
Une eau parvenue naturellement à maturité, c’est-à-dire montée à son propre rythme jusqu’à la surface de la terre, où elle jaillit comme source, a eu tout le temps de s’enrichir en sels minéraux ; elle a, si l’on peut dire, acquis de l’« expérience ». Une telle eau est dispensatrice de vie pour tous les êtres vivants – hommes, animaux, plantes.

Ulrich Holst, 
Purifier et dynamiser votre eau

Vous comprendrez aisément pourquoi nous ne pouvons donc utiliser une telle eau à des fins sanitaires.

Ph et eaux de pluie:

Il est communément admis que le béton et les citernes en maçonnerie ont l’avantage de neutraliser l’acidité naturelle de l’eau de pluie.
Dans le cas d’une cuve en PEHD, certains fabricants préconisent de disposer deux ou trois blocs calcaires (parpaings) dans le fond de la cuve.

« L’eau de pluie, ou eau météorique, avant qu’elle touche une surface quelconque, a un pH proche de 5, explique Michel Clément de l’École nationale de santé publique de Rennes. Mais elle présente très peu d’inertie face aux changements de pH et celui-ci varie donc très facilement. »

Ainsi, après ruissellement sur une toiture, l’eau de pluie remonterait à un pH de 6,2 (1). Willy Rohdmann, de Skywater, déconseille, pour sa part, de mettre des blocs calcaires dans ses cuves en PE. « Après ruissellement et filtration, le pH remonte naturellement. Je trouve qu’ajouter des parpaings non seulement ne sert à rien, mais peut entraîner un développement plus facile des bactéries qui trouvent là un support. » Un avis partagé également par la société Réhau.

(1) Thèse doctorale de Valérie Colandini : Effets des structures réservoirs à revêtement poreux sur les eaux pluviales : qualité des eaux et devenir des métaux lourds.

Cette eau de pluie, (à condition d’être propre bien entendu), peut servir à laver le linge et c’est du reste un assouplissant naturel …

 

Les utilisations:

Sans prendre de risque, cette eau peut donc nous servir à arroser le jardin et laver la voiture…
Mais nous oublions souvent, qu’elle peut être utilisée pour les sanitaires, le lave-linge et le lave-vaisselle.

En définitive, l’eau de pluie peut alimenter toute la maison à l’exception des éviers.
Mais pour cela, il faut « potabiliser » l’eau de pluie, nous aborderons le sujet plus loin.

Le dimensionnement:

Il existe sur le marché toutes les tailles de cuves en fonction de vos besoins.

Contrairement à ce que je lis souvent sur le net , le volume de stockage ne se calcule pas selon le nombre d’habitant et/ou les besoins en eau de ceux-ci , mais bien par son potentiel de récupération !

Et comme chacun a des besoins différents, il est important de choisir une cuve adaptée à l’utilisation de l’eau que l’on aura récupérée.
Ainsi, le choix du volume de votre réservoir de stockage d’eau pluviale se fera selon que vous destinez votre eau de pluie pour la maison, pour le jardin ou pour le lavage de la voiture.

Utilisations et besoins: Volumes de cuves
Arrosage < 50m2 -500 litres
Arrosage > 50m2 -500 à 2000 litres
Arrosage > 50m2 et lavage -1500 à 3000 litres
Arrosage > 50m2, lavage, et petit bassin -3 000 à 5000 litres
Arrosage > 50m2, lavage, petit bassin et utilisation dans l’habitat -6 000 à 10 000 l

Une formule simple pour calculer la quantité d’eau de pluie que vous pouvez récupérer.

P x S x C = Q
P = Pluviométrie de votre région
S = Surface du toit en m2
C = Coefficient de pente du toit (pour un toit dont la pente est inférieure à 15 %, la valeur sera de 0,7. Pour un toit dont la pente est supérieure à 15 %, la valeur sera de 0,8)
Q = Quantité d’eau de pluie que vous pouvez récupérer.

La récupération:

La récupération des eaux est l’étape fondamentale de toute installation, c’est elle qui offrira les capacités à votre installation.
Elle évidemment étroitement liée au lieu de stockage, ceux-ci pouvant néanmoins être multiples.
Il est souhaitable de favoriser la descente de chenaux offrant la plus grande surface de toit.

Le traitement

Il va sans dire qu’avant toute installation « pointue », la propreté de l’installation est primordiale, il sera nécessaire d’entretenir une installation de ce type avec le plus grand soin.

Pour alimenter votre maison en eau chaude et froide de pluie, il vous faut installer trois filtres. La filtration requise est alors plus complexe:

  • Une pré-filtration avant stockage : exemple de type d’accessoire:  http://brico-plomberie.com/filtres-sparateur-de-feuille/
    P
    our des installations plus modeste, voici un récupérateur qui fait office de séparateur : Collecteur filtrant
  • un filtrage primaire anti-boue à 50µm ;
  • un filtrage secondaire à 20 microns ou 10 microns permettant d’éliminer les plus petits résidus ;
  • un filtre à charbon actif en amont de votre chauffe-eau et de vos robinets, afin de rendre l’eau claire et de la débarrasser d’une éventuelle odeur.
  • Enfin pour les plus téméraires d’entre vous qui voudrez en boire, un filtre UV s’impose.

Vous pouvez également ajouter un traitement par UV. Ce système détruit tous les organismes vivants présents dans l’eau.

Pour les odeurs, ce sont les bactéries, bonnes ou mauvaises, qui en sont la cause, on y remédie en soigant sa filtration et en plaçant dans la citerne un buleur (bubulles comme dans les étang).

La distribution:

Il faudra veiller à bien séparer les eaux traitées des eaux propres afin de ne pas polluer votre réseau.

La cuve:

Le 1er choix qui s’imposera sera le choix du type de la cuve (enterrée ou hors sol). Pour une installation sur une construction neuve nous pouvons que vous conseiller d’opter pour une cuve enterrée. L’inconvénient majeur d’une cuve hors-sol est le gel en hiver. Si vous optez pour une telle cuve veillez bien à la protéger du gel.
Le second choix sera le matériau, comme nous l’avons vu plus haut, le meilleur matériau destiné à la conservation de l’eau est le béton, qui minéralisera naturellement votre installation.

Enfin il existe une dernière catégorie de récipients, un modèle hybride, qui doit permettre une très bonne conservation de l’eau mais qui nécessite, une infrastructure particulière, les réservoirs souples.

 

L’entretien:

Les filtres s’entretiennent de façon régulière, en fonction de l’encrassement.
Il faut savoir également qu’il est important de faire déborder sa cuve pour la « nettoyer » via le siphon de trop-plein et ce périodiquement afin de dégager les éléments en surface.

Aspect réglementaire

« Règlementairement parlant »: il est officiellement autorisé d’utiliser de l’eau de pluie pour usages extérieurs, et WC + lavages sols + L-L ..
faut-il aussi savoir que cette règlementation ne concerne que de l’eau de pluie « brute » , « non ou partiellement traitée » .. !! , et non de l’eau de pluie qui serait « complètement traitée » , voire potabilisée .. !

CSHPF : Recommandation technique.
DIN1989: Systèmes d’utilisation des eaux pluviales, installation, entretien et exploitation

Bylou entrevoit néanmoins une future réglementation, effectivement le prix de l’eau prend en compte son post-traitement, dans les stations d’épurations. Que deviendraient donc, nos installations sanitaires en France, si plus personne n’achetait de l’eau à Veolia?

Industriels français de l’eau de pluie (et oui ça ne s’invente pas !!!)

Les installations

http://ouninpojha.canalblog.com/archives/2007/11/08/6814700.html

Installation type suivant DIN 1989-1 avec réservoir enterré
——————– ARTICLE EN COURS DE REDACTION————————–
———————Vous pouvez nous laissez un message —————————-http://www.eco-citoyen.org/ecocitoyen/bricolage/eau-de-pluie-stockage.html

http://brico64.canalblog.com/archives/p10-10.html

http://www.mamaisoneconome.com/MME/La_recuperation_des_eaux_pluviales.htm

http://www.graf.fr/recuperation-des-eaux-de-pluie/informations-generales/schema-dinstallation.html